Bientôt les vacances, et donc plus de temps pour visionner des dessins animés ! Je me suis récemment mise à Glass no Kamen (le Masque de Glace), alias Laura ou la passion du théâtre. Je vous ferai un bref résumé du manga et une brève analyse des personnages principaux, avant de vous faire un comparatif amusant des deux versions animées, 1984 le vintage et 2005 la reliftée ! Attention spoils inside !

Le support d’origine

Glass no Kamen est un shôjo manga de Suzue Miuchi dépassant les 46 tomes et vendu à plus de 50 millions d’exemplaires au Japon. Il est prépublié dans le Hana to Yume depuis 1976 et n’est pas terminé à ce jour, l’auteur ayant fait une pause à la fin des années 90 suite à la fréquentation d’une secte, par la suite afin trouver une fin satisfaisante à son œuvre. Elle a repris son manga depuis 2008 pour la plus grande joie des fans de tout âge et a annoncé la fin au tome 50 + 2, le tome 47 sortant en juillet 2011. Il n’y a pas encore de publication française du manga, mais la fin annoncée donnera peut-être des idées à certains, peut-être les Editions Tonkam qui ont connu un succès inespéré avec Aishite Night / Embrasse-moi Lucile de Kaoru Tada (et Itazura na Kiss ?!). Le manga est cependant publié en Italie chez Star Comics, sous le titre Il grande sognio di Maya.

A noter qu’il existe deux versions animées, 1984 et 2005, une version drama datant de 1997 à 1999 et une version OAV datant de 1998.

Le masque de glace et la fille au millier de masques

L’histoire conte les mésaventures de Kitajima Maya, une jeune adolescente de 13 ans encore au collège et aidant sa mère dans un restaurant de ramen. Celle-ci se désole et ne cesse de lui répéter qu’elle n’est qu’une bonne à rien, tête en l’air, maladroite, pas très belle et peu brillante … Mais Maya adore le théâtre, les dramas, le cinéma, elle aime rejouer ses scènes préférées devant des enfants pour leur plus grand plaisir.

Elle croise un jour une mystérieuse femme qui n’est autre que Tsukikage Chigusa, une actrice célèbre et qui s’est faite oublier. A sa demande, Maya rejoue la pièce La Dame aux Camélias, qu’elle n’avait vu qu’une seule fois, et qui durait plus de 2h30 ! Elle impressionnera ainsi le metteur en scène Onodera et surtout Hayami Masumi, le directeur de l’agence Daito Entertainment, venus voir Tsukikage. Hayami espère récupérer à l’usure les droits de la pièce de théâtre Kurenai Tenyô (la Nymphe Écarlate), un immense succès qui n’a pas été rejoué depuis l’accident de Tsukikage et dont celle-ci détient les droits exclusifs. Malheureusement pour eux, elle a trouvé en Maya la fille au millier de masques (sen no kamen o motsu shôjo) et décide de monter sa troupe afin de la former elle-même pour le rôle de la Nymphe. Maya s’enfuit de chez sa mère et décide de se donner corps et âme à sa passion : le théâtre. Mais la passion ne suffit pas pour survivre dans le monde du divertissement …

Malgré sa gentillesse et ses efforts, elle devra faire face à la jalousie et à la méchanceté des autres acteurs, et ne pas faire tomber son masque de glace, le fragile masque du personnage. Elle deviendra la rivale de son idole, star montante du théâtre et du cinéma, Himekawa Ayumi, et sera encouragée par un bienfaiteur anonyme, l’homme aux roses pourpres (murasaki bara no hito). Bien des aventures attendent notre belle Maya, dont l’objectif est de devenir l’interprète de la Nymphe Écarlate.

Petite analyse de l’histoire

L’histoire s’articule en 3 axes :

  • L’évolution de Maya : la petite fille ayant peu de confiance se révèle être une actrice douée, et fait évoluer son talent comme elle apprend à gérer les amitiés et inimitiés,
  • Ses confrontations avec Ayumi : une rivale cultivant son talent depuis ses 5 ans, belle, classe, aimée et admirée de tous, le chouchou du public et des grands professionnels,
  • Ses histoires sentimentales : beaucoup l’aimeront mais peu parviendront réellement à faire vibrer son cœur, exception faite de son admirateur secret.

Glass no Kamen ressemble beaucoup à Skip Beat! de Nakamura Yoshiki (en français chez Sakka). Enfin plutôt l’inverse … Nous avons la fille gentille qui se lance dans le showbiz, les ennemis à foison, le mentor discret et amoureux, … La principale différence étant quand même les motivations de nos héroïnes : Maya est avide de théâtre et néglige sa vie sentimentale, Kyoko jette en l’air des années de dévotion pour son amoureux et veut le concurrencer dans le monde du showbiz. Seule la naïveté les rapproche.

Petite analyse des protagonistes

Glass no Kamen est surtout un manga passionnel, un shôjo nekketsu : Kitajima Maya met toute son énergie et son âme dans le théâtre, apprend avec conviction, se laisse tellement envahir par son amour qu’elle en tombe malade, se néglige et éconduit ses soupirants malgré elle. Cette passion est un feu qui en aveugle plus d’un, brûle ceux qui s’en approche trop ! La lectrice est comme emportée par sa passion dévorante, ses découvertes, ses intuitions, à chaque confrontation et à chaque pièce.

Nous faisons aussi la connaissance de sa totale opposée : Himekawa Ayumi est une jeune fille forte, intelligente, cultivée, qui mène sa carrière d’actrice d’une main de fer, une vraie Chiaki sempai au féminin ! Elle n’a de cesse de travailler, afin de prouver que sa réussite n’est pas due à celle de ses parents actrice et réalisateur. Ayumi trouve cependant en Maya une ennemie de taille, une actrice de génie qui n’a de cesse de la surprendre.

Maya vit des désillusions amoureuses mais est entourée d’amis fidèles. Les amis d’Ayumi ne sont en fait que des collègues de travail, c’est un personnage à la fois aimé de tous et atrocement seul, il n’y a que sa famille qu’elle aime vraiment. Deux portraits de femme s’opposent : la débrouillarde mais obstinée Maya, la femme parfaite mais jalouse Ayumi. Une seule chose les unie : leur passion dévorante pour le théâtre. Cette passion les poussera l’une vers l’autre et fera naitre une rivalité/amitié, un grand respect et une sorte de loyauté, propres au nekketsu.

Dans l’ombre, se cache l’homme aux roses pourpres, le tout premier fan qui l’encourage à chaque nouveau défi. La version japonaise ne permet pas de savoir si c’est un homme ou une femme, Maya sait juste que c’est un fan très fidèle et elle le considère tout d’abord comme un ami et un bienfaiteur.

Nous comprenons assez rapidement que ce fan n’est autre que Hayami Masumi, dont l’ambition, la recherche du profit et sa persécution (quasi-quotidienne) de Tsukikage l’opposent dès le début à Maya. La jeunesse et la naïveté de Maya le font tout d’abord sourire, puis le génie et la passion débordante de Maya l’intriguent et le troublent. En tant que Masumi, il la met en colère pour la pousser dans ses derniers retranchements, en tant qu’homme aux roses pourpres, il lui donne les moyens de réussir, pour voir jusqu’où elle peut aller. Cet homme d’affaires sans scrupule devient lui aussi « passionné » par la passion de Maya … Progressivement il tombe amoureux d’elle, ne pouvant s’empêcher de la suivre et de l’aider, ne pouvant se passer de la passion qu’elle fait naitre en lui, et finalement à s’intéresser à ce qu’il produit.

Le personnage de Hayami Masumi sort des sentiers battus car il est un brin schizophrène, en fonction des points de vue : Masumi est considéré comme cruel par Maya, alors qu’il l’aime vraiment, l’homme aux roses pourpres est considéré comme un fan affectueux par elle, alors qu’il l’aide plus objectivement dans sa carrière. Et masochiste aussi : quand elle se rapproche de lui, il ne veut pas la blesser et tente de l’oublier ! Un personnage viril et romantique, mystérieux, complexe et bien retors …

Enfin, Tsukikage Chigusa est le mentor de Maya, son professeur, sa mère spirituelle, voire son gourou ! Elle a une influence considérable sur le jeu de Maya, son exploration du théâtre et des œuvres, même sa vie sentimentale. La version 2005 permet d’en savoir plus sur sa vie passée et son obsession pour la Nymphe écarlate. Elle sert de fil conducteur sur le fond de l’histoire, bouscule les protagonistes et tente de hisser les deux actrices au plus haut sommet de leur art. Mais de par son apparence comme sa présence, malgré sa rigueur et son énergie, elle demeure éteinte, endormie, telle un fantôme : d’abord l’ombre d’elle-même, peu présente et effacée, son amour pour la Nymphe Ecarlate lui donne une image passionnelle à la limite de la folie. Je trouve que c’est le personnage-acteur le plus réussi, car il maîtrise parfaitement sa présence dans l’anime, apparaissant et disparaissant à sa guise.
Plus loin dans la version 2005, Tsukikage a d’abord un poids considérable dans l’intrigue, mais par la suite, sa présence s’efface au fil de l’histoire pour laisser plus de place à une Maya plus adulte, plus mature et autonome.

Mais revenons à ce qui nous intéresse (hontô ni ?!), le comparatif des deux versions animées !

1984, mmmh une bonne cuvée !

Non je ne vais pas vous parler des Gouttes de Dieu, mais de la version 1984 de Glass no Kamen, réalisée par le studio Eiken, à qui nous devons l’anime Sazae San. Je me suis jetée sur la belle édition de Déclic Images, toute en dorures et en embossages, sortie en mai 2011. Nous avons surtout droit à la version originale sous-titrée, et quelle version !

Voici les deux points forts de cette version !

Premièrement, le doublage exceptionnel : Katsuki Masako campe une Maya pleine de vie et de nuance, sa voix sait être rafraichissante, mignonne, autoritaire, douloureuse, bref elle a su insuffler de la vie au personnage et livrer un réel travail artistique. Rien à voir avec la version française ! Dorothée Jemma, à qui l’on doit Jenifer Aniston et quelques persos dans Ranma 1/2, est une bonne doubleuse mais son interprétation de Laura est si fade et si molle, qu’on se demande bien où est la passion de Laura … A noter que la doubleuse japonaise est toujours en activité, nous lui devons les doublages de Sailor Neptune, Reccoa Londe dans Zeta Gundam, Tsunade dans Naruto et même Himekawa Utako dans la version 2005 !

En version japonaise, les dialogues sont bien meilleurs et moins infantilisant. Par exemple en VF, Sidonie met en garde une troupe concurrente que Laura a attiré l’attention d’une célèbre metteur en scène. Dans la VO, Ayumi détaille en disant que Maya est qualifiée de Butai arashi (ou fléau de la scène), une actrice qui attire trop l’attention du public et met en péril le jeu des autres acteurs avec qui elle joue, détruisant l’équilibre de la pièce. Maya est donc une actrice dangereusement talentueuse. Une bonne partie du dialogue a été simplifiée … en bref l’intrigue est bien meilleure en vostfr !

printscreens mise en sceneDeuxièmement, l’émotion à l’état pure : le dessin comme la musique soulignent exagérément mais brillamment la passion de Maya ! Le réalisateur n’est autre que Sugî Gisaburô, ayant oeuvré sur Touch (Théo ou la batte de la victoire), Hiatari ryokô (Une vie nouvelle) et Ginga Tetsudo no Yoru (encensé par la critique mais inédit en France). Les réalisateurs de années 80, en tête de file Osamu Dezaki, étaient très forts pour le drame sous forme de nekketsu émotionnel : Saint Seiya, Versailles no Bara, Cobra, … tous ces animes datent d’une époque où chaque scène dramatique était soulignée, appuyée, difficile, mais sublimée.

Version 1984

Il y avait beaucoup d’effets artistiques de surprise, de choc ou le coup du projecteur ou de lumière en contre-jour, typique de l’époque ! Les cadrages étaient plus serrés, les visages plus expressifs malgré les traits parfois approximatifs, les musiques déchirantes au possible. La réalisation met en avant la richesse de cœur et de talent de Maya, notamment lors de ses répétitions : lorsqu’elle joue Beth malade dans les Quatre du Dr March, seule dans Gina et les cinq pots bleus, une blessée simple passante dans un hôpital, la triple handicapée Helen Keller de Miracle en Alabama, … Maya s’épuise, enrage, pleure, vit de toutes ses forces ! On est scotché devant la beauté de ces scènes, touché par la générosité de Maya, soufflé par l’énergie qu’elle déploie à chaque réplique …

Concernant la musique, nous la devons à Ôtani Kazuo qui avait œuvré sur Cat’s Eye. Beaucoup de thèmes, joués avec alternativement par de vrais instruments ou du synthé. Ils arrivent à combler les séquences traveling lourdingues et apportent très justement du rythme ou de l’émotion.

L’opening a été réalisé par Araki Shingo, étrange mais sympathique.

Mais soyons réalistes et critiques, notamment sur les dessins : le design a vieilli, certaines scènes à la limite du supportable, l’image floue au possible, l’animation légèrement bancale, … Une fois passés les premiers épisodes, on finit par s’y habituer. Enfin reste quelques scènes limites intemporellement ridicules …
La scène de la première rencontre avec Sakurakôji (kuuun) et Hayami Masumi est d’anthologie, du style très virile devenant vite ridicule et absurde !

Passons maintenant à la version 2005 !

2005, mettez vos lunettes, on s’en prend plein les mirettes !

Et voici les trois points forts de cette version !

Relifting complet !

Relifting complet !

Premièrement, un chara design et une animation travaillée : que dire pour commencer que la version 2005 est graphiquement magnifique ! Les personnages ont été remis au goût du jour, le chara design s’est arrondi tout en gardant son petit côté rétro.

Certains personnages ressemblaient à d’autres contemporains de l’époque : Rei ressemblait à Oscar François de Jarjayes de Versailles no Bara et Sayaka à Artella de Toward Terra …

Exit les bouclettes à la Marie-Antoinette ou à la Oscar sama, tous ont des cheveux raides, ce qui est plus réaliste pour des japonais. Un peu trop, Ayumi en est presque méconnaissable … Pour homogénéiser le tout, une Maya aux cheveux plus raides auraient été pas mal !

La série est assez homogène et globalement bien animée. Mais certains épisodes animés frôlent la perfection, d’une fluidité et d’une beauté à couper le souffle ! La mise en scène est soignée sans être extrêmement originale, mais la qualité de l’animation permet de beaux effets, comme pour la Première des Hauts du Hurlevant avec Maya dans le rôle de Catherine jeune (cheveux dans le vents, travelling autour d’elle et Heatcliff, …). Un bémol pour la gestuelle, beaucoup moins expressive, « théâtrale », que la version de 1984, et que nous verrons plus bas.

Deuxièmement, le respect de l’histoire originale : la version de 1984 fait l’impasse sur quelques parties du manga, par exemple le rôle de la folle du village Bibi, alors que c’est ce rôle qui la pousse à suivre Tsukikage et à s’éloigner de sa mère. Et surtout la version 2005 couvre une trentaine de volumes, alors que la version de 1984 n’a pu aller jusqu’au tome 13. Cela n’a pas empêché les scénaristes de se permettre quelques ajouts, pour notre plus grand bonheur, je pense au magnifique épisode 29 lors de la descente aux enfers de Maya … Les intrigues amoureuses sont mises à l’honneur, plus développées alors que la version 1984, nous sentons peu la progression et les sentiments nous sont comme imposées.

Troisièmement, la mise en avant du contenu des pièces : elles sont un peu plus détaillées et nous avons droit à de vrais résumés ! La version 1984 suppose que les pièces sont connues et nous livre à peine quelques lignes de l’histoire. Nous avons droit dans la version 2005 à 3/4 minutes de résumés et les pièces jouées ne se restreignent pas qu’aux interventions de Maya ou d’Ayumi. Les personnages secondaires sont bien présents, ce qui donne plus de crédibilité à ce qui se passe sur scène. Par exemple Les Hauts du Hurlevent, Songe d’une Nuit d’été, … Nous plongeons plus aisément dans l’histoire de chaque pièce et les interventions sur sont beaucoup plus longues, nous profitons de magnifiques pièces telles que Bianca femme pirate, Le passage de la Pluie, et surtout Les Deux Princesses qui occupent deux épisodes !

Mais passons aux points négatifs, qui sont à l’opposé de la version de 1984 !

Version 2005

Premier défaut : le jeu des acteurs manque de punch. Le character design a beau être au goût du jour, certains passages d’une beauté à couper le souffle, il manque un petit quelque chose : une gestuelle moins « poseur », plus spontanée. L’esthétique prend le pas sur l’expressivité.  Ce que nous enseigne les personnages sur le jeu d’acteur tiennent plus de la théorie que de la pratique. Je dirais même que l’anime est à moitié raté car il reposait justement sur la justesse des jeux d’acteurs !

Deuxième défaut : les musiques sont aussi vibrantes qu’un rat mort … Les thèmes principaux (il y en a ?!) sont passe-partout, joués au computer, sans aucune âme. Nous les devons à Terashima Tamiya qui a travaillé sur les OAV de Y’s, Key the Metal Idol, The Sacred Black Smith et dernièrement Hero Tales, donc pas forcément un habitué des shôjo.

Concernant les génériques : les opening (deux) et ending (quatre) sont trop modernes à mon goût, mais techniquement irréprochables. Mention spéciale à la 3ème ending, « Sunao ni narenakute » des Splash Candy.

Troisième défaut : le problème de rythme. Malgré le même nombre d’épisodes et la correspondance à peu près dans l’avancé de chaque version, malgré les ajouts de la nouvelle version, on s’ennuie beaucoup dans la version 2005. Les longs travelling sont ponctués de morceaux tonitruants, les réflexions des personnages sont mises en scène de manière plate, les idées ingénieuses ou les répliques cinglantes ne sont pas mises en valeur. La réalisation a été confiée à Hamatsu Mamoru, ayant œuvré sur Miyuki chan in Wonderland, la légende d’Arslan, … donc pas forcément un habitué des shôjo non plus.

Comparatif entre les deux chutes dans l'escalier pour l'entrainement sur Miracle en Alabama, ou comment ne pas se fatiguer à animer en 2005.

Quatrième défaut : l’absence de confrontation, de tensions, entre les personnages notamment les protagonistes. Nous verrons ce point plus en détail dans la partie suivante.

Cinquième défaut : le doublage faible des héroïnes. Kobayashi Sanae campe une Maya un peu molle, pas assez performante et convaincante sur scène. C’est pourtant une seiyû rompue à l’exercice du doublage d’animes et de jeux vidéos (voir la très longue liste ici …), mais les rôles doux ou de persos introvertis lui vont mieux (notamment Physis de Terra e), d’où le passage difficile de la Maya timide à la Maya actrice dynamique. Yajima Akiko dans le rôle de Ayumi est convaincante, mais sa voix est trop fluette par rapport à son caractère affirmé. Dans les deux cas, peut-être que les voix sont mieux passées pour une oreille japonaise.

Il est quand même amusant de remarquer que les personnages secondaires ont conservés les mêmes timbres de voix, Hayami Masumi et Tsukikage Chigusa en tête ! Comme quoi lors du casting, la version 1984 avait beaucoup marqué.

Parlons maintenant des différences entre les deux séries inhérentes à la période de diffusion.

20 ans les séparent … de l’importance du contexte

Pourquoi la version 2005 est-elle moins impactant ? Un manga ou anime devient culte lorsqu’il est indémodable : Hunter X Hunter, 7seeds, One Piece ou encore Full Metal Alchemist se déroulent dans des univers parallèles, Saint Seiya se déroule dans les années 80, mais peu d’indices indiquent l’époque exacte, Versailles no bara se déroule en France au 18ème siècle dans une époque révolue, … l’intérêt étant que les évènements comme les sentiments soient intemporels, universels, compréhensibles de tous. Or c’est la principale faiblesse du manga et de la nouvelle version 2005 : l’histoire d’une passion désespérée devient presque le caprice d’une gamine.

Que se passe-t-il dans la version 1984 : une petite fille, pauvre, sans ressource, dépendante d’une mère employée et logée dans un petit restaurant, veut devenir une actrice. Elle est dans l’une des pires situations sociales, elle n’est douée en rien, n’est pas jolie, a de mauvais résultats à l’école, n’a pas de père. Dans les années 70, les femmes japonaises dépendent encore des hommes et doivent leur être soumises, le monde du spectacle n’est pas encore la machine bien huilée d’aujourd’hui. Internet n’existait pas et il était très difficile de se faire connaitre à moins d’avoir ses entrées dans le monde du divertissement.

Ainsi, plusieurs caractéristiques de l’anime et du manga d’origine, poignants à l’époque, deviennent insignifiants voire ridicules aujourd’hui :

1984 2005
Maya avait l’air d’une bonne à rien, un cas désespéré, sans avenir, son amour et son don pour le jeu est tout ce qui lui reste ! Sortir du système scolaire, c’est le mal ! Alors que Maya a failli le faire plusieurs fois … Avec la frustration actuelle due à l’obligation de réussite, Maya a l’air d’un cancre qui cherche dans le théâtre un sorte de dérivatif … Tant qu’un jeune a le bac, il n’est pas mal vu et le monde du divertissement permet quelques exceptions.
Maya fuit sa mère et suit Tsukikage, elle dépend complètement d’elle qui en fait ce que bon lui semble … Tsukikage est sa seule référente dans l’univers du spectacle. Ce lien disparait, à notre époque, Maya pourrait très facilement trouver un foyer, un travail à mi-temps, se présenter à d’autres troupes ! Le seul lien avec Tsukikage étant sa reconnaissance pour lui avoir donné une chance à sa passion. Maya en est presque masochiste.
Maya n’a pas le choix, doit supporter certains mauvais traitements de Tsukikage, les accepter si elle veut apprendre … Elle se prend moult claques et coups de script … Frapper autant un jeune s’apparente à de la maltraitance !
La passion de Maya pour le théâtre est un rêve impossible, une lubie, vue comme une folie par son entourage. Seules Tsukikage et Ayumi comprennent sa soif absolue du jeu. Le talent est ce qui les démarque et les unit. Cette passion devient courante, banale. Le monde du divertissement est fait de strass et paillettes et fait vaguement rêver toutes les jeunes filles. N’importe qui peut être acteur, qu’il soit réellement passionné ou non, réellement doué ou non ! Cela devient presque une question d’argent …
Maya néglige ou ne voit pas l’amour de ses prétendants, elle s’investit à fond dans chacun de ses rôles, la possibilité de jouer est régulièrement mise en péril. Étant dans une société où sa situation est plus inconfortable que désespérée, on a l’impression qu’elle n’est vraiment pas dégourdie ou qu’elle néglige sciemment ses prétendants.
Masumi est gêné que Maya soit si jeune et dans une moindre mesure, qu’elle vienne d’un milieu social si pauvre. Une fois majeure, 11 ans de différence n’a rien de choquant ! Et les milieux aisés cautionnent la réussite et sont plus perméables qu’il y a 20 ans, même si les mariages arrangés ont encore court.

Ainsi, l’histoire poignante d’une jeune fille qui veut trouver sa place dans sa société, par ses petits moyens, devient celle d’une jeune collégienne banale qui veut rester le plus longtemps possible dans l’univers du spectacle. Tout un pan dramatique de l’histoire disparait, le suspens tient aux confrontations Maya/Ayumi et à l’évolution de la romance Maya/Masumi ! Il n’y a plus cette tension qui vous tient en haleine, si Maya aura la force de décrocher tel rôle ou devra repartir de zéro. Il est plus facile de nos jours d’entretenir sa passion, se faire connaitre sur Internet, qu’à l’époque où le parcours scolaire était sacré, où tout fonctionnait par le bouche à oreille. Et la jeune fille aveuglée par le théâtre et parvenant tout juste à survivre, devient une monomaniaque un peu cruche …

La transposition à notre époque apporte beaucoup de changement sur le traitement des personnages ou l’image qu’ils projettent …

Premier changement : il manque une sorte de violence en parallèle avec la crise de ces années-là et la condition des femmes. Pour le rôle de la poupée dans Un sourire de Pierre ou de Midori dans Takekurabe, Tsukikage crie et frappe de nombreuses fois Maya dans la version 1984, ce qui est tempéré à deux claques dans la version 2005 !

Les claques volent pendant les répétitions de Takekurabe !

Étrangement, la faiblesse de l’animation en 1984 devient une force, de par son côté abrupte et accéléré … Maya était complètement soumise à Tsukikage, qui fait office de professeur, de père et de mère à la fois. Sa façon de la former était justifiée par la dureté de l’époque, la nécessité de la faire évoluer rapidement, de l’endurcir pour gagner son indépendance. La violence étant exagérée et injustifiée en 2005, elle a été limitée voire censurée, Tsukikage perd de sa figure patriarcale et de son ascendance sur Maya, et finalement de sa figure charismatique.

Deuxième changement notable : le glamour d’Ayumi et le challenge de Maya. Ayumi est l’image même de la fille parfaite et de bonne famille : née riche et aimée de tous, sa beauté et son éducation, ses relations de par ses parents, en font un être exceptionnel voire intouchable. D’où le challenge presque insurmontable de Maya rendant la bataille plus hardue, pleine de suspens, et développant notre empathie envers la pauvre Maya. En 2005, la situation d’Ayumi n’est pas banale mais est plus courante, moins inaccessible. Deux conséquences : Ayumi perd elle aussi de son charisme et nous prenons moins le partie de Maya. Pour palier ces manques, quelques modifications ont été apportées au personnage : sa personnalité est plus encline à la jalousie, son sentiment de rivalité plus palpable et exacerbée, son perfectionnisme plus développée.

Dernier changement : la personnalité de Masumi. Dans la version 2005, l’intrigue se porte sur un Masumi accusé de tous les maux puis d’un Masumi persécuteur, présenté comme plus bavard et expansif. Son histoire y est plus détaillée, pour maintenir l’intérêt du spectateur : Maya se rend compte que Masumi a été élevé dans le monde des affaires et que sa froideur n’est que du détachement cultivé par son père. Maya s’attache de plus en plus à lui, alors que Masumi se considérant comme son ennemi, trop âgé pour elle, prend de plus en plus ses distances. Maya saura un peu tardivement qui est l’homme aux roses pourpres … Alors que dans la version 1984, la base de l’intrigue amoureuse est un Masumi moqueur ou muet, bloqué par la différence d’âge et de statut social, qui se mure dans le silence et qui se veut détaché. Le mystère est conservé intact jusqu’au bout, une situation à la fois frustrante mais réaliste. On aime ou on n’aime pas cette version « autiste », mais les longs silences à la Irie Naoki donnent une aura de maturité et autorisent surtout quelques spéculations sur ses sentiments, je dirais même une tension sensuelle du type je t’aime moi non plus !

A noter que la version 2005 est la plus proche de la version manga : sûrement que la différence d’âge fait plus rêver dans un shôjo manga que dans un anime diffusé à la télé …

En conclusion …

J’espère que cet article ne vous a pas noyé et qu’il vous a permis de passer outre les préjugés sur les vieilles séries animées. Rien ne vaut un bon dessin animé des années 80, son lot de drames, de larmes et d’espoirs ! Il faut cependant le replacer dans son époque pour en apprécier toutes les valeurs.

Glass no Kamen 1984 est un anime de qualité, capable de vous tenir en haleine malgré son grand âge (comme quoi méfiez-vous des Box DVD à 25€) ! Mais ne boudons pas la version 2005, dont une édition serait plus probable qu’une publication décennale du manga fleuve de Miuchi Suzue.

Quelques liens :

33 Thoughts on “Glass no Kamen / Laura ou la passion du théâtre : comparatif des versions 1984 et 2005

  1. Solynn on 7 octobre 2011 at 01:03 said:

    Magnifique article/comparaison sur un manga que j’adore depuis mes 17 ans!! Je te remercie beaucoup pour cet avis objectif 😀

    • admin on 7 octobre 2011 at 09:57 said:

      De rien Solynn, je suis ravie que tu sois allée jusqu’au bout de ce trèèèès long article et que tu l’aies apprécié ! Pour moi Glass no Kamen est un magnifique shôjo, mais qui mérite toute son attention lors de sa transposition !
      Je me suis quand même bien éclatée à faire les screenshots 😛

      • Solynn on 7 octobre 2011 at 22:09 said:

        Tiens, tu as remarqué que Masumi ne fumait plus du tout dans le second anime. Pareil pour le manga papier, du tome 1 au tome 40 on voit Masumi avec une cigarette/allumer une cigarette/écraser une cigarette, et à partir du tome 42 plus rien ^^
        C’est dommage, mais je comprends: le tabac nuit dangereusement à la santé 😀

        • admin on 9 octobre 2011 at 12:53 said:

          ça doit être lié à l’interdiction de vendre du tabac aux mineurs, comme c’est un shôjo une censure qui doit être imposée par l’éditeur.
          Clair qu’il est moins classe sans sa cigarette à la main, mais ça sera plus agréable pour Maya 😉

  2. Virgule on 26 novembre 2011 at 13:51 said:

    Super article, j’ai adoré le comparatif des 2 versions.
    Je suis à la recherche des livres de la série en version anglaise, saurais-tu s’ils ont été édités ? pour le moment, je n’ai trouvé que les volumes 1 à 37 sur internet… les volumes 38 à 42 ne sont disponibles qu’en japonais…
    Merci par avance pour ta réponse.

    • admin on 27 novembre 2011 at 01:05 said:

      Je suis ravie que l’article t’ait plu 😀
      Concernant les livres, malheureusement je n’ai pas plus d’infos que toi ! Il n’y a pas de licence ni anglaise ni française, et c’est bien dommage pour la shôjophage que je suis devenue ! Il faut dire que le nombre de volumes a de quoi refroidir plus d’un éditeur français, même si l’auteur assure qu’elle finira bientôt son manga. Je rêve d’une édition en gros volume chez Tonkam *_* mais ils ont déjà Hikari no densetsu sur les bras >_<
      Tu peux te lancer dans la version italienne, certainement plus accessible que la version japonaise. Quoique si tu es passionnée, une amie a amélioré son japonais en suivant ce manga !

  3. Plutonium on 11 décembre 2011 at 03:05 said:

    Merci beaucoup pour cet article très agréable à lire!
    Je l’ai lu après avoir visionné l’intégralité de la première version, et regardé quelques épisodes de la version de 2005. Et je partage beaucoup ton avis.

    Globalement, j’ai largement préféré la version 1984.

    Le graphisme est évidemment moins réussi, mais les personnages (du moins les personnages principaux) sont très facilement identifiables. Dans la nouvelle édition, ils ont tendance à tous se ressembler. Je trouve que ça aplatit l’ensemble.

    Et je trouve le doublage de 2005 agressif. Les voix sont carrément glapissantes, j’ai dû à plusieurs reprises couper le son pour éviter d’être agacée par leurs excès de criaillerie. Un vrai tue l’émotion !
    Mais comme tu dis, ces voix sont peut-être plus audible pour une oreille japonaise.

    Par contre, j’ai beaucoup aimé le doublage français. Particulièrement la voix de Laura. Elle est à la fois très mélodieuse, expressive et douce. Je trouve que ça colle bien au personnage.

    J’approuve aussi quand tu parles de la tension qui nous tient en haleine dans la première version, si Maya aura la force de décrocher tel rôle.
    Et quelle aura dégagent les personnages principaux! Ayumi, Tsukikage et le génial Masumi au mutisme fichtrement charismatique. L’intrigue de l’inconnu aux roses est fascinante. L’ensemble est bien ficelé. On y croit à cette touchante histoire du spectateur à l’amour inopportun. Et elle figure juste en toile de fond de façon à ne pas monopoliser le déroulement général de l’action.

    Par contre, en 2005 la suite traîne en longueur. Ce n’est pas de la faute de l’adaptation anime qui ne fait que respecter l’intrigue originale, mais ça joue en sa défaveur.
    Maya émet à plusieurs reprises l’hypothèse que Masumi soit son inconnu. 22 épisodes plus tard, Maya n’a toujours pas rassemblé les pièces du puzzle…
    C’est devenu la barbante routine d’une jeune fille qui se laisse entretenir par un dépensier chronique inexplicablement blotti dans l’ombre.

    Oh et puis vouloir absolument expliquer la froideur des personnages par le cliché de l’enfance malheureuse!

    En tout cas merci pour cet article !

    • De rien, merci beaucoup pour ton commentaire ! J’aime bien lorsque chacun donne son avis en détail 😉

      Concernant le doublage français, je dirais que ce n’est pas le meilleur des années 90 mais pas le plus mauvais non plus. Mon principal reproche est la modification des dialogues, adaptée pour un public d’enfants, mais la simplification va un peu loin pour le peu que j’ai vu. J’avoue que le choix des voix est original et crée une ambiance particulière à la série.
      Concernant le rythme, mille fois oui c’est excessivement lent dans la version 2005, il y a un côté « à suivre » qui fait trainer la série en longueur, l’intrigue amoureuse qui crée un suspens peu crédible après avoir atteint la quinzaine d’épisodes. Bon ça marche on est accro :-p mais voilà on a l’impression de perdre du temps … Et effectivement le coup de l’enfance malheureuse est vue et revue, le volume mentionnant ce passage doit dater mais ils auraient dû étoffer ce point dans la version 2005.

      En résumé : VIVE LA VERSION 1984, VIVES LES VIEUX DA !!!
      Ahhh si j’avais plus de temps, je me materai la version 1984 🙂

      Encore merci Plutonium pour ton avis 😀

  4. Très bon article, ou tu exposes vraiment bien ton point de vue. Neanmoins je préfère et de loin la série 2005, contrairement à toi je ne trouve pas qu’il y a des longueurs et j’aime énormément la bande-son. Mais bon la série de 1984 a aussi ses qualités!

    Noda

    • admin on 7 septembre 2012 at 17:50 said:

      Je te remercie pour ton commentaire, je suis toujours heureuse que des fans aient le courage de lire mon gros pavé 🙂
      J’ai une amie très fan du manga qui préfère aussi la version 2005. Je pense que c’est aussi une question de génération : comme j’avais vu la version 1984 dans mon enfance, la réalisation un peu vieillotte ne m’a pas rebutée, au contraire cela m’a rendu nostalgique.
      Tous les points de vue sont valables, tant que chacun puisse défendre le sien 😉

      • En fait je suis également de la génération de la 1ère série ; ) mais comme tu le dis la saison de 2005 est beaucoup plus soignée ^o^! En fait je suis tellement fan de cette série/manga que j’achète les mangas en version japonaise dailleurs le nouveau volume sort ce moi-ci! J’ai hâte de l’avoir entre les mains!>< ce serait vraiment genial si un éditeur français sortait ce manga !!!
        Bonne continuation pour ton site qui est très chouette
        PS: j'ai lu ton "gros pavé" lol comme tu dis, avec plaisir ^^

        Noda

        • admin on 9 septembre 2012 at 18:01 said:

          C’est quand même cool que quelque soit la version, nous finissons par vénérer la version manga ! Je n’ai pas le courage d’acheter la version japonaise et comme toi je croise les doigts pour une sortie française ! Peut-être qu’avec l’arrivée massive des tablettes numériques, les éditeurs seront moins frileux.
          Je suis contente qu’Alsea no Sekai te plaise 🙂 nous essayons de proposer des articles aux contenus originaux et qui essayent de nous faire consommer la pop culture japonaise différemment !
          Au fait, si tu es fan de Nodame Cantabile, tu as très bon goût 😀

          • En effet j’aime énormément Nodame cantabile 😉 oui esperons que le manga sorte un jour! après tous les mangas anciens sortent de plus en plus mais bon l’un des éléments qui empêchent les éditeurs est sans doute la longueur… Et pourtant ce manga est vraiment un bijoux c’est bien dommage lorsque l’on voit les choix de sortie française…

          • admin on 9 septembre 2012 at 20:41 said:

            Trop forte X-D
            Ahh Nodame et Chiaki me manquent… Vivement le prochain tome de Nodame, heureusement que Pika a changé de traducteur 😀
            Pour en revenir à Glass no Kamen, la série doit être très coûteuse et vue la longueur, très risquée. Imagine un tome sortant tous les 2 mois, soit presque 9 ans de publication pour un éditeur ! J’ai tendance à aimer les mangas outsider (Legend of Basara, Princesse Kaguya, Hana Yori Dango, …), de grands succès au Japon et des échecs en France. ça me ferait mal au coeur que Glass no Kamen subisse le même sort … Si ça ne marche pas, au mieux on aura un tome tous les 5 mois, soit 21 ans de publication O_o

  5. Oui c’est bien vrai, -_- il n’ y a qu’ a voir les hanadan, c’est vrai que la publication a été longue, mais bon il pourrait faire des format double! Mais il y a peu de chance d’espérer en effet, les italiens ont plus de chance 🙂

  6. Carrément!!!! -_-

  7. hana on 5 février 2013 at 17:01 said:

    je suis très heureuse et surprise de lire un tel article sur MON Manga preferée GNK!
    je trouve que tu as pointé parfaitement les qualités et defauts des deux series et surtout le fait de les avoir remises dans leur epoque respectif, est très interessant et enrichissant.
    pour moi les 2 sont indispensables!
    a noté que le volume 5O va commencer sa publication dans le betsuhana de Mars ( le 26 normalement).
    enfin on en commence à en voir le bout!

    • admin on 6 février 2013 at 00:23 said:

      Merci chère floreyuya pour ton commentaire !
      Après avoir vu les deux Glass no Kamen, j’ai lu des articles à droite et à gauche mais jamais de comparatif, de face à face de ces deux versions ! Et encore je n’ai pas vu les OAV ni parlé des deux saisons des dramas X-D
      J’aime plus une version que l’autre, mais toute fan se doit d’avoir vu les deux (et se faire deux fois plus plaisir 😉
      Enfin le volume 50 … toutes les fans que je connais sont en ébullition 😀 j’attends hypothétiquement qu’un éditeur se lance, en numérique peut-être un jour !

  8. Pingback: SuzieSuzy | Watch list 2012 (oldies inside)

  9. Article vraiment super! On y sent 1) la passion 2) un travail de recherche
    ça donne vraiment envi de voir cette version 2005!^^

    • admin on 25 octobre 2013 at 18:12 said:

      Bonjour Kymoon, je suis ravie que l’article t’ait plu XD
      Eh oui, comment ne pas parler de Glass no Kamen sans être envahie par sa puissance Nekketsu ! En y réfléchissant, c’est bien le seul shoujo manga qui dégage une telle puissance 8D
      J’espère que la version 2005 te plaira aussi 😀

  10. Pingback: Van et Merle s’en vont faire un tour sur Terre … | SuzieSuzy

  11. J’ai découvert la première version quand elle est passé sur la 5 dans midi les zouzous, et depuis je suis fan ! J’ai aussi la version de 2005 en entier, que j’adore car il va beaucoup plus loin. Je rêve que le manga sorte en france, !!!!,,

    • admin on 30 novembre 2013 at 23:55 said:

      Nous sommes nombreuses à rêver d’une édition française ! Les italiennes y ont droit, pourquoi pas nous ?! Il y a un public pour les mangas vintage et peut-être que dans l’édition numérique, nous pourrions espérer quelque chose … Croisons les doigts 😎

  12. Chibi-san on 21 février 2014 at 02:39 said:

    Bonjour! Merci pour cet article.
    Je t’ai concocté un petit pavé également. Je crois que je saute parfois du coq à l’âne, et je m’en excuse d’avance. Le pire, c’est que j’ai l’impression de n’avoir presque rien dit. 🙂

    Je suis d’accord avec toi, de manière générale, surtout en ce qui concerne les soupçons de Maya sur la double identité d’Hayami…20 épisodes plus tard… »Et si c’était lui, l’inconnu aux roses pourpres? » => »Et la marmotte, elle met le chocolat, dans l’papier alu! » (Bon, cette réplique n’est pas très originale, mais je trouve la comparaison entre Maya et la marmotte tout à fait intéressante!^^).

    Quoiqu’il en soit, ce japanime me transporte! Je l’ai fini il y a un peu plus d’une semaine et j’ai regardé les 2 versions à la suite. Du coup, je préfère la 2e version et j’aurais tendance à la conseiller aux frileux qui ne savent pas se décider car elle est plus détaillée. Cependant, je comprends que tu ais une préférence pour la première car tu as eu le temps de l’apprécier, alors que lorsqu’on voit tout à la suite, c’est répétitif. Si quelqu’un s’avisait de moderniser ma « Princesse Sarah », par exemple, j’ignore si je survivrais!

    La modernisation des traits des personnages n’étaient pas de trop non plus, comme tu l’as dit. Rei ne ressemble pas seulement à Oscar dans la 1ère version; c’est également la même comédienne qui a pris en charge la voix française, ce qui est troublant. Elle ressemble aussi beaucoup à une autre Rei, dans Oniisama e (avec un côté masculin aussi…. Oscar et la deuxième Rei sont toutes deux des personnages de Riyoko Ikeda, au passage; une source d’inspiration pour Suzue Miuchi?).

    En ce qui concerne les pertes dues au changement d’époque, j’ai une méthode: pour ne pas voir Maya comme une « égarée » dans la version 2005 (et peut-être dans la version 1984 aussi, dur dur), je garde tout simplement à l’esprit l’époque à laquelle le manga a été écrit. Cela dit, quand Hayami sort son téléphone portable et que l’on voit les écrans de publicités géants dans les rues: ça casse un peu l’illusion… J’estime qu’on peut améliorer la qualité graphique sans pour autant ajouter des gadgets modernes, mais bon.

    Enfin,bien que je sois faaaaaaaaaaaaaaan, je ferais quand même un vrai reproche à cet animé (et au manga aussi, a fortiori): les progrès de Maya en tant que comédienne sont manifestes mais j’ai l’impression qu’intellectuellement, elle en est au même stade alors que 4 ans se sont écoulés. Même Candy et Gwendoline (bon Gwen…peut-être pas) ont fait mieux, et ce n’est pas peu dire! La version 2005 étant plus longue, j’ai trouvé le temps long à cause de ce manque d’évolution et de confrontations constructives. Cela dit, comme vous toutes, j’attends les derniers tomes désespéramment (au moins en anglais).

    PS: Aurais-tu un autre Japanimé (je lis rarement les mangas) passionné et/ou torturé à me conseiller, s’il te plaît? J’arpente comme une âme en peine les forums depuis un peu plus d’un an maintenant =D. J’ai adoré Lady Oscar, Oniisama e, Glass no Kamen et je viens de regarder le 1e épisode de Nodame Cantabile.

    Au plaisir!

    • admin on 2 mars 2014 at 01:35 said:

      Ho ho t’inquiète Chibi chan, j’adore les pavés *.* même si je mets un temps fou pour y répondre ^_^’

      Ah donc tu as fait les deux versions d’affilée, en effet c’est un peu too much niveau intrigue. Dans mon cas ça passe, je me suis plus concentrée sur la forme, comme par exemple pour les Hana Yori Dango ou Itazura na Kiss, que j’ai lu/vu en manga, anime, film, j-drama, k-drama, tw-drama, … !
      J’adore détecter les variantes dans le jeu des acteurs, ou tout simplement du scénario, de la réalisation, les sentiments soulignés ou non, etc …

      C’est clair que Suzue Miuchi devait être une fan de Ryoko Ikeda, ou alors l’influence est totalement inconsciente :-}

      Concernant les progrès très lents, tu les soulignes bien : le lecteur ou spectateur lambda qui n’a jamais fait de théâtre s’en rend difficilement compte. Pour Maya et Ayumi, c’était très facile pour l’auteur, elles ont ça dans le sang ! C’est en lisant un Pin to Kona ou un Skip Beat! qu’il réalisera ô combien il est difficile de s’approprier et d’interpréter un rôle.
      Et peut-être doit-on encore replacer dans le contexte de l’époque, les manga s’attardaient peu sur des détails techniques.

      Des manga bien dramatiques ou déchirants ?! Tu me donnes une bonne idée pour le prochain post *o*

      En tout cas merci beaucoup d’avoir lu mon article-pavé 😎

      • Chibi-san on 10 mars 2014 at 02:06 said:

        Ohoh! Merci. C’est super sympa. J’y vole!

        PS: Et je comprends mieux ton analyse, du coup. Après, j’avoue que je m’intéressais plus aux contenus des pièces de théâtre jouées dans le japanimé qu’au jeu d’acteur d’Ayumi et Maya. Disons que je ne m’attendais pas non plus à des miracles dans un DA. Je serai plus vigilante désormais. 🙂

  13. Etant un mec, je suis évidement moins intéressé par le shojo.
    En fait, je dois même détester le genre que je trouve caricatural.

    Néanmoins, Glass Mask est vraiment à part, et c’est un excellent manga.
    C’est même un Manga à lire vraiment.

    En ce qui me concerne, je recommande plutôt la lecture de la version papier qui pour moi est finalement inadaptable.

    Je pense que les animes ne rendent pas justice à ce manga, et ne permettent pas de retranscrire l’ensemble de l’oeuvre fidèlement.

    • Administratrice on 9 mars 2016 at 20:25 said:

      Bonjour Phil, je te remercie pour ces remarques et bien sûr d’avoir pris le temps de lire mon article pavé 🙂
      Je n’ai malheureusement pas eu le courage de lire le manga sur le net, de par la longueur et de par le medium, je préfère lire sur papier. Mais je comprends parfaitement ton ressenti, le dernier raté en date étant la saison 2 Tokyo Ghoul qui fut une trahison pour moi (je n’ai pu aller au-delà de 4 épisodes). Il faut différencier les mauvaises adaptations des adaptations maladroites, c’est parfois très subjectif ; de même tenir compte des limites temps de réalisation / budget, ce qui devait être le cas pour la version 1984. Un tri et des coupes sont aussi nécessaires pour limiter les coûts de production et peut-être ne pas noyer les téléspectateurs non initiés. Il est clair que les fans comme nous restons sur notre faim 😮

      • Sterchi on 21 mai 2016 at 00:31 said:

        Salut! Je te remercie beaucoup pour le comparatif, sa permet de mieux comprendre les 2 versions. Moi je préfère la version de 1985 donc j’ai regardé y a pas longtemps mais il y une suite qu’il n y a pas sur le net , donc je voudrai beaucoup que tu m’aide pour savoir cmt je pourrai le continuez et aussi pour une version française. Merci d’avance

        • Administratrice on 30 mai 2016 at 14:29 said:

          Bonjour Sterchi, je suis ravie que le comparatif t’ait plu et que tu l’aies lu jusqu’au bout ! Je préfère aussi la première version 😉
          La seconde version est un reboot et non une suite, cependant elle va un peu plus loin sur le déroulement de l’histoire. Pour l’instant la série n’est pas licenciée et tu peux la trouver en VOSTFR sur Anime Ultime.

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